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DESAFFECTION DES CHRETIENS POUR L'EGLISE

          Le Christ est venu sur terre pour accomplir la parole de la loi, c’est-à-dire pour établir son royaume de Paix et de Justice. Pour créer son royaume sur terre, il lui faut élever le Terrestre vers le Céleste, l’Homme vers le Divin.

             Il indique avec ferveur que les premiers sur terre seront les derniers dans son royaume et que les derniers sur terre seront les premiers reçus auprès de Lui. Après la souffrance et l’iniquité Dieu en fera ses préférés dans le Nouveau Ciel et la Nouvelle Terre. Accepter son sort et sa condition sans rébellion nécessite une foi indéfectible en un Dieu d’Amour et de Miséricorde.

Le Christ ne cessera d’enseigner qu’être ami du monde terrestre c’est être ennemi de Dieu et inversement. Ses enseignements sont exprimés dans un langage à la fois simple et accessible à tous. Son langage est sans équivoque quant à la différence entre les plans céleste et terrestre. Le premier plan prône implicitement l’accession à l’éternité par l’effort et le travail sur Soi, et le second plan renseigne sur la souffrance et l’iniquité inhérente à ceux qui se détournent du Divin pour jouir des plaisirs illusoires terrestres.

La demeure de Dieu sur terre est belle et bien établie en l’homme, mais ne se révèle qu’avec une adhésion totale de l’être humain aux enseignements christiques, qui sont, précisons le, quasiment identiques dans les trois religions du livre. Ce sont les modernistes qui dénigrent le plus l’existence de la prééminence divine, qui est en réalité une doctrine, car celle-ci tend à imposer la primauté du spirituel sur le matériel. S’ils la raillent avec autant d’intensité, peut-être craignent-ils qu’elle ne gagne les confins de notre planète.

Nous constatons l’un des effets de ce dénigrement au travers des sermons des gens d’église, qui n’osent blesser ou remettre dans le droit chemin les gens influents qui se conduisent mal envers leurs semblables. Les sermons devraient être sans équivoque pour qui ne met pas en pratique les principes moraux, le respect d’autrui et la charité envers son prochain. Cet abandon de l’action d’Esprit au profil d’action de Forme favorise la présence grandissante de l’église, (disons d’une certaine église), au sein du monde matérialiste duquel elle aurait du se méfier, et même s’écarter, pour garder toute son influence et sa crédibilité.

D’une façon générale, toutes les religions qui oublie les enseignements premiers ainsi que la mission pour laquelle elles ont été créées portent atteintes à la nature humaine, qu’elle soit physique ou spirituelle. A vouloir ménager la chèvre et le chou, ces chargés de missions que représentent les clergés des diverses religions existantes s’enlisent et se perdent dans les méandres du monde matérialiste.

Depuis l’époque d’Origène, l’église catholique romaine n’affirment plus la résurrection des âmes ni la continuité de la vie sur un autre plan après le décès physique ni même la loi de rétribution ou loi de karma. Ceci est l’une des conséquences majeures du déclin moral des peuples qui finissent par croire que la vie est une période unique et qu’il faut en profiter égoïstement, quitte à répandre consciemment ou non l’iniquité autour d’eux.

Il suffit d’écouter les paroles prononcées durant la liturgie de l’office où l’on qualifie la célébration de la messe de fête, d’assemblée ou de souvenir. Les termes ou formulation sont volontairement tronquer pour semer le trouble dans les esprits et ainsi affirmer une négation du surnaturel qui aura et qui a déjà pour conséquence l’éloignement des hommes de la Tradition. Ce qui est plus grave, c’est que cette attitude révèle implicitement que les serviteurs de la religion catholique romaine semblent ne plus croire eux-mêmes en la divinité du Christ et des hiérarchies angéliques.

Chaque fois que les textes Saints parlent de choses terrestres c’est pour mieux les sublimer et les élever vers le plan céleste. Il n’y a qu’à lire les évangiles pour se rendre compte combien ils brillent par la spiritualité de leur récit. Aucun texte des évangiles n’est terre à terre dans son essence mais recèle au moins deux ou plusieurs niveaux d’interprétations plus subtils les uns que les autres. Dans le premier niveau d’interprétation, le niveau littéraire, le langage employé est accessible à tous car fait pour tous sans exception. Pour ceux qui souhaitent pousser l’interprétation plus loin, il est bon  d’étudier le symbolisme, les nombres et les paraboles présentent dans les textes et en extraire un enseignement de plus haut plan, l’enseignement ésotérique des écritures sacrées.

Les textes saints sont conçus pour ouvrir graduellement différents plans de conscience. De la même façon, les initiations au sein des ordres traditionnels ont le même rôle d’ouverture et de progression de l’individu vers le Divin par le travail sur soi. Il est donc clair qu’il existe derrière un langage très simple  plusieurs niveaux d’interprétation des écritures. C’est là toute la magnificence des textes sacrés qui peuvent, à partir de mots simples, enseigner les mystères les plus importants et les plus profonds de notre univers physique et spirituel.

Il est également certain qu’il serait hypocrite de prétendre entrer sur la voix christique sans respecter les dix commandements de la loi mosaïque. La simplicité et l’enseignement latent qui s’en dégage révèle la nature de l’engagement que tout un chacun devrait avoir à cœur de prendre pour s’élever spirituellement. Les dix commandements de la loi mosaïque ont une portée spirituelle universelle indéniable. Ils devraient constituer le credo premier de tous les chrétiens entrant dans l’église du Christ. Mais, pour cela, il serait plus judicieux de donner le sacrement du baptême aux récipiendaires en âge de prendre consciemment cet engagement, ainsi que la promesse de respecter les termes de cette loi d’origine Divine, puisque donnée par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï.

Les conceptions nouvelles de l’église romaine sont instaurées de l’intérieur par des éléments subversifs appartenant à la hiérarchie sacerdotale. Elles poursuivent le but inavoué de transformer les valeurs spirituelles du christianisme de l’intérieur pour s’adapter au monde extérieur et à sa croyance de plus en plus cartésienne.

Comme nous l’avons suggérer précédemment, le véritable chrétien doit être hors du monde matériel pour entrer dans le monde divin. Il doit s’affranchir des façons de penser et de croire de la société soit disant « bien pensante » qu’on lui impose sournoisement. Le véritable chrétien est avant tout un homme libre ; libre de penser, de croire, de prier avec son cœur et son propre langage, et doit avoir le courage de démontrer et même de combattre les mensonges répandus par ceux qui se disent leurs guides.

Si l’on devait faire un reproche à l’église romaine, ce serait celui d’avoir été à la fois très, voire trop, impliqué et mêlée au monde politique et économique de notre monde, et d’en avoir perdu sa crédibilité religieuse. Rappelons qu’une église authentique doit diffuser un enseignement également authentique et non dénué de ses aspects et enseignements majeurs, c’est-à-dire traditionnels.

N’en déplaisent aux représentants de la classe sacerdotale de l’église de Rome, toutes ses valeurs ainsi que le contenu de la liturgie primitive ont été, en partie, purgées de l’enseignement traditionnel et elles sont graduellement dénaturées. On peut supposer que le but recherché est donc l’éloignement du surnaturel qui est l’élément incontournable de toute doctrine religieuse traditionnelle authentique.

Cause première de la désaffection des croyants

La plus importante causes de la désaffection des croyants pour l’église est l’humilité qui est une, sinon, l’unique qualité d’âme d’un enfant de Dieu. Et puis, il y a le partage du savoir, et non son occultation. Nous constatons que les chrétiens ne sont plus invités à s’agenouiller pour prier lors des offices ; c’est là un manque d’humilité évident de l’enseignement actuel. L’absence de génuflexions pour prier symbolise un redressement égocentrique de l’homme moderne face aux puissances divines. Alors, pourquoi irait-il encore à l’église si c’est pour s’y conduire comme partout ailleurs au sein du monde profane. Cela dénote un manque de respect pour le lieu, la liturgie et Dieu lui même.

Le culte de l’homme Dieu est né dans les dernières décennies du XXe siècle, et entrainent de façon exponentielle la chute de l’église officielle. Nous observons également que des écoles prétendues traditionnelles n’inclus pas de cours religieux dans leurs enseignement. Il ne peut y avoir d’enseignement traditionnel s’il y a négation du divin et du surnaturel.

C’est sur ce point que l’on distingue les enseignements « new-âge » des enseignements authentiques et traditionnels. Il ne peut y avoir de véritable culte religieux sans respect de la notion de sacré ; nous l’observons lors des offices religieux ou l’hostie consacrée et remise au communiant pour des personnes non habilitées, des laïques le plus souvent.

Durant la messe, la divinité du Christ Jésus n’est pratiquement plus abordée. On parle le plus souvent de Jésus comme d’un homme ordinaire, d’un prédicateur, d’un compagnon de route, d’un exemple. D’ailleurs le qualificatif de Christ n’est plus guère prononcé dans la liturgie actuelle.

Les sacrements deviennent aux yeux des profanes des signes, les divinités des amis, les objets sacrés du culte des bibelots, et les fidèles des pêcheurs qui seront sauvés même s’ils sont les pires ennemis du bien. On leur promet la résurrection de la chair, alors que c’est la résurrection de l’âme sur un plan supérieur qui sera effective ; et combien d’autres dérives pourrions-nous citer. Nous ne pouvions passer sous silence la déchéance du culte chrétien sans dénoncer les dérives qui l’y entrainent.

Où sont passés les enseignements du Christ

            Depuis des siècles, tous les témoignages de Saints et de Saintes, ainsi que de ceux mort en état de Sainteté, affirment que le Salut n’est possible qu’en recherchant la perfection intérieure, dans l’amour du Christ et le respect de ses paroles. Il y a aujourd’hui tromperie sur le chemin à suivre pour atteindre le Saint Graal, le Divin en Soi. Au nom du modernisme de l’église, on en oublie les vérités premières.

            L’enseignement des groupes « New-Age » est surtout orienté sur les techniques de méditation, de relaxation, qui sont très intéressantes par ailleurs. L’insuffisance de ces techniques est qu’elles n’agissent que sur le développement du bien-être physique et psychique mais pas spirituel. L’âme est ainsi délaissée et coupée de son créateur, elle se perd et dérive progressivement vers une incompréhension totale du rôle qui lui est dévolue sur terre près de ses semblables.

            Il faut mourir chaque jour pour renaître chaque lendemain avec le Christ en Soi. Il est crucial de s’éloigner des plaisirs matériels pour y parvenir. Le matérialiste est une façon de vivre mais les excès qu’il contribue à faire naître en l’homme  ne doivent en aucun cas devenir le but d’une vie. Il n’est pas nécessaire non plus de vivre isolé des autres hommes, mais surtout il ne faut pas succomber aux plaisirs des sens. Il faut éliminer le superficiel de sa vie. Notre système économique est bâtit pour sublimer les plaisirs des sens de toutes les façons imaginables ; il faut être prudent et fort pour ne pas s’y laisser prendre.

            Les ministres du culte semblent avoir été aveuglés par ce modernisme qui trouble les esprits. Cette nouvelle vision du monde est orientée vers l’homme et pour son avènement en tant que « Homme-Dieu ». Cet avènement resserre l’attachement de l’église au monde terrestre. Est-ce les fidèles qui trahissent leur église ou l’église qui trahi ses fidèles ? Dans la mesure où l’église est l’assemblée des chrétiens, ce sont les chrétiens qui sont cause de leur propre déchéance, ministres du culte et fidèles confondus.

Pour revenir à une église triomphant d’un monde moderne qui entraine les hommes à la dérive spirituelle, il est nécessaire de revenir à un enseignement simple et véritable sur la nature de Dieu, du Christ, de Jésus, de Marie, et des différentes hiérarchies angéliques et des plans auxquels ils appartiennent. Afin de remettre les humains sur le chemin de l’humilité et de l’espoir, il est nécessaire d’enseigner de nouveau la loi de rétribution et de réincarnation.

L’absence de cet enseignement est pour beaucoup dans la dérive morale et spirituelle des hommes au long des siècles.

La religion enseignée par Moïse fut une Vérité, celle des Pharisiens ne l’était pas. De même les enseignements de Jésus-Christ furent la même Vérité accomplissant la Loi Mosaïque et se révélant aux hommes d’une façon nouvelle. De même, également la religion des inquisiteurs de l’église romaine fut un mensonge. Les enseignements d’Hermès Trismégiste sont Vérité mais rendus inaccessibles et inutiles aux hommes parce que trop dissimulés.

Les prêtres de l’église catholique ont commis les mêmes erreurs que les rabbins du judaïsme. L’erreur des ces derniers fut de prétendre être un peuple unique et élu de Dieu, et de dédaigner les autres cultes et nations. C’est en partie pour cela qu’ils subirent des représailles de beaucoup de nations. Les erreurs de l’église romaine est d’avoir tenté d’imposer de force,  la foi à la raison. Elle a attribué au Pape un qualificatif d’infaillibilité. Elle a demandé aux hommes de s’amoindrir pour mériter la vie future alors qu’il doit, au contraire, grandir pour faire évoluer son être et trouver l’équilibre nécessaire à sa quête du Divin.

Le monde ne peut vivre sans intégrer l’aspect religieux en lui. Si un jour les religions majeures devaient disparaitre, choses improbables à l’époque actuelle, alors la religion universelle pourra émerger et vivre. Le monde ne peut vivre sans religion comme l’humain ne peut vivre sans ses organes vitaux. Le terrestre est indéfectiblement lié au céleste et inversement car tous les deux font partie de la création et s’y complètent.

Eliphas Lévi dit ceci

            Quand les religions actuelles seront mortes, la religion universelle vivra. Ce sera l’accord de tous les hommes dans la croyance à la solidarité universelle, unité d’aspirations, diversité d’expressions, foi en un seul Dieu, liberté du symbolisme et tolérance des images, orthodoxie en charité, universalité quant au fond, et je ne dirai pas indifférence, mais déférence pour les formes analogues au génie des divers peuples, perfectibilité des dogmes, amélioration possible des cultes, mais au fond de tout cela, la grande et immuable foi d’Israël en un seul Dieu, immatériel, immuable et non substantiel, dont toutes les figures conventionnelles et imaginées sont des idoles, en une seule raison qui est la loi universelle des êtres et en une seule nation qui est l’instrument de Dieu pour la création et la conservation des insectes et des univers !

Des paroles d’espoir

Toutes les paroles débutant par l’expression « Bienheureux » vont en ce sens. Toutes  les béatitudes débutent par l’expression « Bienheureux ». Ce terme a une signification très puissante. Il glorifie tous les opprimés, les laissés pour compte, les victimes de ce monde agressif et cruel. Bienheureux est un mot consolateur, qui a lui seul incarne la promesse d’accéder à un monde meilleur. C’est un terme d’espoir pour tous.

Saint François d’assise nous livre cette prière

            Cette prière est un résumé des étapes à franchir pour dissiper les ténèbres en Soi. Cette prière est un engagement qui peut servir en dehors de toute Eglise officielle.

Seigneur, fais que :

-          Là où est la haine, je mette l’Amour

-          Là où est l’offense, je mette le Pardon

-          Là où est la discorde, je mette l’Union

-          Là où est l’erreur, je mette la Vérité

-          Là où est le doute, je mette la Foi

-          Là où est le désespoir, je mette l’Espérance

-          Là où sont les ténèbres, je mette la Lumière

-          Là où est la tristesse, je mette la Joie.

Le Sermon sur la montagne, au cours duquel Jésus prononce les paroles appelées plus tard les Béatitudes, est plus qu’un sermon. C’est une promesse donnée par Dieu au peuple par son fils Jésus-Christ.

1-      Bienheureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le royaume des cieux est à eux.

2-      Bienheureux les doux, car ils auront la Terre en partage.

3-      Bienheureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.

4-      Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés.

5-      Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

6-      Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu.

7-      Bienheureux ceux qui font régner la paix, car ils seront appelés fils de Dieu.

8-      Bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux.

9-      Bienheureux serez-vous quand on vous outragera, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte de mal à cause de moi. Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux.

Ainsi, quoiqu’il arrive au cours de notre vie sur terre, efforçons-nous de garder au fond de notre cœur les paroles de Jésus sur la montagne, car elles seules nous maintiennent dans l’espoir d’un monde de Justice et d’Amour Universel. 

octcnd

JoomSpirit